
Étape 11
Sculpture R. Lorenz
J’aime bien déranger, interpeller les gens par mes œuvres.
René Lorenz, à l’occasion de la réalisation de la crèche de Noël, 1989, Le Nouvelliste.
Provocation ?
Lorenz aime surprendre et être surpris. Certaines de ses œuvres montrent des êtres hybrides, où masculin et féminin se mélangent, tel un Christ féminin, icône de la souffrance des femmes, selon l’artiste, ou la vision d’un homme qui allaite. À ses débuts, Lorenz dit parfois sa révolte contre la dissonance du monde par l’usage d’un registre plus morbide, dans lequel il convoque le diable et les flammes de l’enfer. Il délaisse alors la gangue de bois protectrice qui entoure ses personnages pour une cage de fer, des barbelés ou l’utilisation de la peinture rouge qui suggère le sang sur des têtes qui s’amoncellent.
D’autres sculptures, taillées dans le bois ou la pierre, donnent à voir des attributs sexuels à la sensualité exacerbée, seuls ou dans une mise en scène détournée. Souvent teinté d’humour, le détournement n’est jamais gratuit mais sert à provoquer la discussion avec le visiteur. Il n’est pas rare qu’une phrase ou un texte inscrit à même l’oeuvre la complète, une manière supplémentaire pour l’artiste de titiller celui qui l’aborde.
Jeu de piste
En validant cette étape, tu obtiendras une des 16 parties du tableau final qui te permettra de participer au tirage au sort !