icon_512_Maison-noir

René Lorenz à Expo.02, Bienne, 2002, archives R. Lorenz

Ci-dessus : René Lorenz dans son atelier, 2012 (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Ci-contre : René Lorenz à Expo.02, Bienne, 2002, archives R. Lorenz

René Lorenz dans son atelier, 2012 (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Clip-vidéo de la chanteuse et musicienne Célina Ramsauer qui, de son port d’attache valaisan, rayonne à l’international. À la suite du décès de René Lorenz en 2018, elle rend hommage à un ami de toujours, dont le regard attentif l’a suivie dans les cafés-concerts de ses débuts comme lors de son passage à l’Olympia de Paris avec Moustaki. Artistes-artisans, ” Lolo ” et Célina le sont, par un travail singulier, au plus près de la matière et à l’écart des modes éphémères.

Célina Ramsauer, accompagnée par Georges Seba et le chœur Gospel de Paris (2020), Artisan. Paroles et musique : Célina Ramsauer. Arrangement : Christophe Battaglia. Production : ANILEC Productions / Aldente Music France. Réalisation : ANILEC Productions.

René Lorenz sculpte avec un maillet et des ciseaux à bois, vers 1995, archives R. Lorenz

René Lorenz sculpte avec sa tronçonneuse à Expo.02 à Bienne, 2002, archives R. Lorenz

René Lorenz meule la tête d’un personnage devant son atelier de Sierre, 2013, archives R. Lorenz

Ci-dessus : René Lorenz meule la tête d’un personnage devant son atelier de Sierre, 2013, archives R. Lorenz

Ci-contre : René Lorenz taille un bloc de pierre au symposium à Morges, 2003 (photo Françoise Kurz, archives R. Lorenz)

René Lorenz taille un bloc de pierre au symposium à Morges, 2003 (photo Françoise Kurz, archives R. Lorenz)

René Lorenz, Sans titre, vers 2010, barre de fer, canalisations et échalas de vigne, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

René Lorenz, Tête de vache, 1994, pierre serpentine et bois, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Ci-dessus : René Lorenz, Tête de vache, 1994, pierre serpentine et bois, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Ci-contre : René Lorenz, Sans titre, vers 2010, barre de fer, canalisations et échalas de vigne, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

René Lorenz, Sans titre, 1990, bronze, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Ci-dessus : René Lorenz, Sans titre, 1990, bronze, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Ci-contre : René Lorenz, Sans titre, 2018, racine, canalisations et échalas de vignes, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

René Lorenz, Sans titre, 2018, racine, canalisations et échalas de vignes, coll. particulière, Suisse (photo Jean Margelisch, archives R. Lorenz)

Il n’y a pas de différence entre une maison et une sculpture. La maison, c’est une sculpture, la sculpture, c’est la maison. C’est la même démarche. La différence est dans le temps : réaliser une maison dure plus longtemps et permet d’évoluer tandis qu’une sculpture est vite faite. Il suffit de deux ou trois heures, voire une journée, et le lendemain, il faut de nouveau trouver autre chose.

René Lorenz, à l’occasion de l’inauguration de la maison de la Poya. Propos recueillis par Patrick de Morlan, 24 mars 2003, Le sculpteur de maisons, Le Nouvelliste.

Jeu de piste

En validant cette étape, tu obtiendras une des 16 parties du tableau final qui te permettra de participer au tirage au sort !

Sculpter la matière

Passionné dès son plus jeune âge par le travail du bois, René Lorenz (1955-2018) se forme au métier de menuisier à 15 ans, puis réoriente sa carrière avant de se consacrer à son art dès 1993. En alternance, il sculpte, dans l’urgence, et restaure de vieilles bâtisses villageoises. Pour lui, le geste participe du même élan, mais il s’inscrit dans une temporalité différente.

Créateur original, par sa personnalité et ses choix artistiques, il émane de l’artiste la force d’un Hercule et le sens de la fête d’un Bacchus. Ses œuvres, travaillées à partir de matières brutes, traduisent son rapport au monde, sincère et spontané. Outre Veyras, ses lieux de prédilection se déploient dans les forêts de mélèzes du Val d’Anniviers et à Finges.

Le saviez-vous ?

Au fil du temps, l’artiste diversifie ses techniques. Des bas-reliefs en bois travaillés aux ciseaux, il passe au volume, avec l’emploi de racines. Puis il découvre la tronçonneuse, “plus directe”, l’usage du métal, la taille de la pierre et le bronze. Lorenz se met en quête de matériaux d’origine locale avec lesquels créer, d’instinct, l’oeuvre à venir : échalas et tuyaux usés, fers bruts ou rouillés, racines de mélèze ou d’arolle, poutres, troncs de bois durs ou pierre serpentine aux reflets noir-émeraude.